Grande-Synthe: Féthi Riah appelle au vote utile dès le premier tour des municipales (article de la Voix du Nord)
Grande-Synthe: Féthi Riah appelle au vote utile dès le premier tour des municipales (article de la Voix du Nord)

Article de la Voix du Nord publié le 25/01/2014, Grande-Synthe: Féthi Riah appelle au vote utile dès le premier tour des municipales.

Vendredi soir, Féthi Riah a organisé à l’Atrium sa première réunion publique de campagne. L’occasion pour l’opposant de dresser le bilan du mandat de Damien Carême, comme il l’a détaillé dans un livre paru voilà peu. À la tête d’une liste d’union, «rassemblant des citoyens de tous horizons», Féthi Riah a appelé les Grand-Synthois à le rejoindre dès le premier tour pour viser la victoire.


« Vous n’élisez pas un maire, mais une équipe de 35 personnes ».- Droit derrière son pupitre, Féthi Riah n’a pas changé en six ans de mandat. Opposé à Damien Carême en 2008, il le sera encore six ans plus tard, à la tête d’une liste d’union rassemblant des citoyens de tous horizons. « Il ne faut surtout pas oublier que les 23 et 30 mars, vous n’élirez pas un maire mais une équipe qui compte 35 noms, a-t-il précisé d’emblée, pédagogue. Et que pour la première fois, vous élirez en même temps les conseillers communautaires. La CUD, là où est l’argent et où se décident les gros dossiers de l’agglomération. »


« Damien Carême, un bilan catastrophique ».- Voilà un peu plus d’un mois, Féthi Riah avait publié un livre, Un Grand-Synthois vous parle, afin de présenter son parcours, ses idées. Et le bilan qu’il dresse du second mandat de Damien Carême. « Catastrophique. La ville régresse, elle n’est plus que la quatrième ville de l’agglo alors qu’elle était deuxième. Le 16 mars 2008, sa première phrase était : La dynastie continue, que la fête commence ! Alors qu’un habitant sur deux n’avait pas voté. Et malgré cette abstention forte, au lieu de rassembler, il divise, par sa politique partisane, menée pour un seul camp : le PS. Qui a toutes les manettes du pouvoir entre les mains dans le pays. Le 23 mars, la fête est finie ! 70 % de sa liste ne le suit plus aujourd’hui car ils ne sont pas consultés. Ne vous attendez pas à l’être demain ! »


L’opposition élue en 2008 est unie dès le premier tour.- Repoussant avec force toute idée de fusion avec le voisin dunkerquois (« Moi, je dis qu’on n’ira pas avec Dunkerque ! »), Féthi Riah a rassemblé une opposition partie en ordre dispersé. En 2008, Féthi Riah avait rassemblé 7,24 % des suffrages au premier tour avant de fusionner sa liste avec celle de Félix Tertulliani (32,22 %, puis 38,09 % au second tour). Les deux listes ont scellé une union dès le premier tour six ans plus tard. « Je suis content d’avoir travaillé avec Félix, a assuré Féthi Riah. On n’a pas chômé pendant six ans. Les gens déçus nous ont trouvés. On a besoin d’alternance pour arrêter le clientélisme. »


Force de proposition.- Force d’opposition, Féthi Riah et ses colistiers se veulent surtout force de proposition. « Je veux être un maire au-dessus du clivage droite-gauche, affirme celui qui n’a été, durant son parcours militant, carté que quelques mois au MoDem au lendemain des présidentielles avant d’en partir déçu. Nous sommes une liste qui fédère tous les Grand-Synthois. » Féthi Riah a ensuite détaillé quelques pistes de son programme : remise en place des comités de quartier ouverts à tous, création d’un conseil municipal des enfants, permanences hebdomadaires des élus, baisse des impôts locaux, analyse des besoins sociaux de la ville, transparence dans l’attribution des logements, vidéoprotection des places publiques et des écoles, accès au wi-fi dans les bâtiments publics, désenclavement des quartiers, création d’un marché couvert, apprentissage des langues étrangères et locales, relancer les ateliers de travaux urbains, demander la révision des lignes de bus devenues obsolètes, revoir les rythmes scolaires en concertation…


« Votez pour nous dès le premier tour ! » - Féthi Riah le sait bien, l’abondance de listes pourrait lui porter préjudice. D’où un appel aux électeurs à voter pour sa liste dès le premier tour puisque la main qu’il avait tendue aux autres candidats cet automne est restée lettre morte. « Il faut attendre le mois de mars pour voir combien de candidats il y aura vraiment. Dès mars, vous saurez quelles seront les désignations de chacun, des colisitiers, ce n’est pas une candidature de dernière minute, nous sommes prêts. Au soir du premier tour, il y aura quelques coups de fil pour que la ville reste à gauche. Non, il faut que la ville reste aux Grand-Synthois. »


www.riah2014.fr.


OLIVIER TARTART

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