Au moment où nous vivons un contexte national et international difficile, je ne comprends pas la position du maire sur l'édification de SA mosquée, je dis bien SA mosquée et je le revendique, vu son engagement sur ce dossier, Cette démarche jusqu'au-boutiste m'intrigue. Le maire a choisi l’irresponsabilité dans ce dossier, et je pèse mes mots. Le maire a pris une délibération le 18 octobre à bien des égards illégale, mais surtout en contradiction avec ses propres engagements. En effet, le 18 octobre 2011, la ville de Grande-Synthe décide de vendre un terrain de 1441 m² cadastrée BE396 à une association cultuelle la CJEV (centre cultuel et culturel du Jardin de l’Eveil et de la Vertu) créée le 18/06/2010 à la demande du maire de Grande-Synthe selon les dires de ses dirigeants. L’objet de la vente n’est pas mentionné dans ladite délibération puisqu’elle n’est pas motivée comme le veut le Code Général de Collectivités Territoriales. Ce même terrain n’était même pas divisé et n’existait donc pas au cadastre pour qui seule la parcelle BE397 existe et contient 6000m². Je ne donnerai pas ici tous les détails sur les irrégularités de cette délibération. Mais sachez, chers habitants qu’alors que le terrain n’existait pas encore au cadastre, la ville, toujours propriétaire du terrain, autorise cette association à déposer en SON NOM !!!! un permis de construire pour un centre cultuel et culturel (Permis déposé le 20/12/2011 au nom de la ville sous le numéro PC0592711100048). Suite au courrier que j’ai envoyé au maire sur son autorisation donnée à la CJEV pour être pétitionnaire de la demande de permis de construire au nom de la commune conformément à l’article R. 423-1 du Code l’Urbanisme (au moment du dépôt la ville était toujours propriétaire du terrain en l’absence de la division du terrain), la ville décida d’annuler la demande de permis de construire déposée en son nom avec son accord.

Quel amateurisme de la ville au point où le maire n’hésite pas à faire une fausse attestation ! (voir cette attestation)

Après cela, la ville se décide ENFIN à faire ce que j’avais demandé le soir du vote de la délibération le 18/10/2011, reproduit noir sur blanc dans le compte-rendu Du conseil municipal du 18/10/2011 : diviser le terrain en déposant pour cela une déclaration préalable comme nous autres les citoyens sommes obligés de faire. Une fois la création de la parcelle au cadastre, le maire signe l’acte de vente du terrain à la CJEV en mars 2012 lui permettant de devenir propriétaire et ainsi de déposer une nouvelle demande de permis de construire sous le numéro PC0592711200007.

Je m’interroge sur la précipitation du maire dans ce dossier, son parti pris et surtout son irresponsabilité. En effet, il n’a pas hésité à faire tout cela alors qu’un recours au tribunal administratif a été déposé en décembre 2011 pour annuler cette délibération qui sur bien des points est illégale. Si la délibération est annulée, l’acte administratif est considéré comme n’ayant jamais existé et cela a pour conséquence de rendre tous les autres actes qui en découlent illégaux. Pourquoi prendre de tels risques ? Le maire se précipite pour donner un permis de construire alors que sur un autre projet il y était contre pour des raisons de stationnement. Deux poids de mesures. Les citoyens ne sont pas logés à la même enseigne. Il y a les socialistes qui ont tous les droits et le reste, circulez y a rien à voir.

Mais surtout le maire n’a pas respecté ses engagements de 2010. Dans sa réponse à la question orale posée par notre groupe à la fin du conseil municipal du 14/10/2010 concernant ce projet de mosquée que le maire a mis en place, le maire nous dit à la page 39 du compte rendu du conseil municipal du 14/12/2010 (cette question et sa réponse a été censurée du compte-rendu mis en ligne mais j’en ai une complète pour ceux qui le désirent) : « je [Le Maire] leur [les associations musulmanes] avais dit les mêmes termes, oui je suis aujourd’hui ouvert et on peut y aller mais encore une fois quand tout le monde sera autour de la table, tout le monde. » Il dit encore à la même page : « Voilà, je prends des engagements devant vous ce soir, c’est oui il y aura un terrain quand tout le monde sera réuni, en paix, en harmonie, pour que, effectivement la vie dans cette ville continue à se faire en paix et en harmonie ».Pourtant, force est de constaté qu’il n’y a jamais eu d’accord au sein de la communauté musulmane pour avoir  un intérêt local à agir. Malgré cette engagement le maire a quand même vendu le terrain à une seule association sans dire pourquoi. La réponse nous la connaissons tous.

Sans attendre une réponse du tribunal administratif, le maire a vendu le terrain dont la vente peut être annulée et dans ce cas il sera le responsable vis-à-vis de l’association et des fidèles auprès desquels il a fait des promesses électoralistes. Mais pire, il a attribué un permis de construire qui ne sera définitif que le 13 octobre et qui fait aussi l’objet d’un recours d’une association d’urbanisme, l’association Synth’èse. Pourtant l’association, commencerait les travaux sans autorisation sans avoir attendu la fin de ce délai et sans avoir déposé une demande d’ouverture de chantier (DOC) et sans nous dire quelle autorisation l’association a déposé pour pouvoir dévier un réseau France Télécom de cette importance qui est enfoui sous le terrain et qu’on ne dévie pas à la légère sans en estimer les conséquences en prenant toutes les précautions.

Mais quand le maire se décidera à faire respecter la loi ?...

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