images-copie-1.jpgVous connaissez ma passion pour les associations. Je donne beaucoup de mon temps aux associations à titre bénévole que se soit dans les domaines social, culturel, environnemental, citoyen. C'est une passion que j'ai depuis très jeune et dans le pays des droits de l'homme c'est un droit chèrement acquis que celui de pouvoir s'associer et de se réunir quelques soient nos convictions religieuses, politiques ou syndicales. Malheureusement, la politique associative locale est elle aussi marqué par le copinage, l'amateurisme de l'élue qui en à sa direction qui gère la vie associative sans aucune vision sans aucune notion de management, de droit et aucune reconnaissance du travail des bénévoles qui au passage se font rares. On établie des règles pour écarter des associations ou leurs représentants et on bafoue ces mêmes règles pour les copains. Je n'ai cessé et je ne cesserai de le dénoncer en séance du conseil municipal à  chaque fois que l'occasion m'en sera donnée. Mais force est de constater que ni l'élue, ni les membres de la commission des affaires culturelles et associatives n'a de réponses à mes questions, du moins aucune base légale pour expliquer telle ou telle décision. Imaginez ce que cela doit être pour des citoyens lambdas qui se lancent dans la création d'une association. S'ils ne sont pas proches de telle ou telle personne les portes se referment bien vite.  Mieux vaut avoir un élu de la majorité parmi les dirigeants, et là vous pourrez constater comme c'est souvent relaté dans la presse que vous aurez accès aux équipements de la ville, vous n'aurez aucun délai à respecter, les subventions de ville, du CCAS, de la politique de la ville suivront. Vous n'aurez quasiment rien à faire juste à prendre votre plaisir. Pour les autres c'est "écrivez un courrier à Monsieur le Maire", courrier dont personne n'accuse réception, dont on ne sait qui gère le dossier, courrier qui a de grandes chances de se perdre ou de rester sans réponses et cela en infraction avec la loi qui régit les rapports entre l'administration et les citoyens. Découragés, vous êtes nombreux à vous investir ailleurs que dans votre ville alors que vous en êtes des contribuables. Quel gâchis !


La ville ne recense qu'environ 300 associations, n'invite à peu près que 70 d'entre elles à participer à l'été des associations alors que si l'on se réfère au journal officiel on trouvera plus de 700 associations dans notre ville. Cela pose aussi le problème du renouvellement associatif. Notre vie associative est tombée dans une routine, où l'on subventionne les mêmes associations et les mêmes projets sans se poser la question de l'évaluation quantitative et qualifie de ces actions. Certaines associations subventionnées par la ville  dont les actions ne touchent qu'une quinzaine de personne se retrouvent avec plusieurs dizaines de milliers d'euros de subventions et d'autres qui touchent le grand public et des centaines de personnes se retrouvent avec des miettes. Avec ce système, le renouvellement des instances dirigeantes de ces associations est compromis et l'innovation est condamnée. 

 

Notre cher maire, qui dirige la "Carémie" en bon père de famille, a décrété qu'il ne s'ingère dans les "histoires d'associations" car il est un grand démocrate. Quand on est subventionné par une collectivité territoriale ou par l'état, on doit rendre des comptes de l'utilisation des deniers publics Monsieur le maire, surtout lorsque ces subventions forment 50% à 100% du budget d'un association ou si l'association assure une mission de service public. Les socialistes sont les premiers à le dire mais les derniers à appliquer ces principes. La ville devrait avoir honte de s'associer à une association dont le président est un délinquant. Mais dans le royaume de la bétonnie de Monsieur le maire c'est possible. Même délinquant, on jouit des faveurs de la ville tant que l'on membre du club fan du maire.  

Les autres, qui refusent de se soumettre, on les blackliste et la porte leur est fermée au mépris des valeurs républicaines d'égalité.On hésite pas à les détruire dès que le crime de lèse-majesté est avéré. le procédé est toujours le même: on arrête de subventionner l'association dont les dirigeants se rebellent, on trouve des prétextes d'ordre de sécurité pour leur enlever des autorisations d'urbanisme, ou leur retirer des biens ou locaux mis à disposition. Puis l'on créé une nouvelle avec le même objet dirigé par des mbres de la majorité ou proche des cercle du pouvoir carémien. Cette nouvelle association est aussitôt subventionnée et otus  les moyens sont mis à sa disposition pour récupérer les adhérents et les bénévoles de l'association asphyxiée et agonisante.

 

Voilà pourquoi j'ai décidé de quitter la plupart des associations dont je suis membre ou dirigeant. Je démissionne notamment de la présidence de l'association "la Fabrique A Mots" (dont l'objet est la défense de la langue française et mise en place d'une banque de néologismes) et de l'association "Les Amis de l'Algérie" (dont l'objet est de créer des liens entre le littoral et l'Algérie. Je refuse que ces associations soient prises en otage du fait que je les dirige. Monsieur le Maire votre politique ne m'atteint guère mais elle porte préjudice à vos concitoyens. Renvoyer un professeur de langue envoyé par une ambassade, refuser de mettre à disposition une salle à des personalités étrangères de passage dans notre ville, refuser de prêter une salle pour le nouvel an berbère, obliger des habitants à faire leur cours de berbère dans une maison des associations lorsque toutes les autres ont accès aux maisons de quartier aux jours et horaires qui leur convient, y compris des associations cultuelles en infraction avec l'article 4 du règlement de ces maisons de quartier, tout cela s'appelle de la discriminationà caractère politique, c'est un délit !

 

Il ne s'agit pas pour moi de jeter l'éponge. Au contraire, en n'étant plus membres des instances dirigeantes de ces associations, j'aurais plus de temps libre pour me consacer à mes activités politiques, pour dénoncer les dérives du système local et proposer une alternative le moment venu.


 

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