Le maire a daigné répondre à l'un de mes courriers mais hélàs sans y répondre. Mais c'est déjà une avancée, il a décidé de répondre.

 

Voici ma réponse à son courrier du 02 mai suite au mien du 02 mars (cliquez ici) :

 

Grande-Synthe, le vendredi 13 mai 2011

A l’attention de Monsieur le Maire,

            02-05-2011-courrier-maire-democratie-participative   Monsieur le Maire,

               J’ai bien reçu votre courrier en date du 02 mai mais dont j’accuse réception le 09 mai. Je fus dans un premier temps surpris mais content de voir que vous répondiez à mon courrier, puisqu’il y a en tellement qui sont restés sans réponses de votre part. Alors qu’en vous évoquez un courrier du 2 mars, j’ai dû faire des recherches dans mes archives pour voir à quelle affaire communale vous faites référence. J’ai donc retrouvé le courrier en question et je vois que votre courrier encore une fois n’offre aucune réponse digne d’un premier magistrat de la ville surtout que vous en aviez le temps et les moyens humains et matériels pour y répondre, c’est un euphémisme vous l’aurez compris. En effet, dans mon courrier du 02 mars, j’attire votre attention sur deux problèmes de stationnement d’habitants de la ville que j’ai rencontré pendant la campagne électorale et vous me répondez sur la démocratie participative alors que par le passé je vous ai déjà  interpellé sur le sujet et je ne vous ai pas trouvé convainquant. Vous me parlez de démocratie alors que dans cette même réponse vous la bafouez comme à votre habitude vous croyant au dessus des lois. Mon courrier date du 02 mars et vous interpelle sur la gestion courante des affaires communales : il s’agit d’une question écrite. Or, l’article 19 du règlement intérieur du conseil municipal (comme le prévoit le code générale des collectivités territoriales à son article L2121-19 qui donne droit à tout conseiller municipal de poser des questions écrites ou orales relatives à la gestion ou à la politique municipale ) que vous avez rédigé à votre convenance et fait voter par votre majorité stipule : « Les question écrites peuvent être posées à tout moment. Le Maire dispose d’un délai de quinze jours pour y répondre. Toutefois, dès lors que la réponse à la question posée nécessite des recherches approfondies, le délai visé à l’alinéa précédent est porté à un mois. Le maire est tenu d’aviser le conseiller municipal concerné, dans les huit jours à compter de la réception de la question, de la prolongation du délai ».  Je n’ai jamais reçu d’accusé réception de mes courriers, ni de réponses dans les quinze jours et encore moins de notification de prolongation du délai. Vous me répondez  deux mois plus tard à un courrier sans y répondre. Or, il y a quelques jours, une des personnes concernées par mon courrier du 02 mars m’a rappelé et m’a indiqué qu’elle n’a toujours pas été contacté par vos services ; elle est belle votre démocratie participative. Le 10 mai, j’ai donc contacté Monsieur Arnaud CRUVET, en charge du dossier et des relations avec la CUD sur le sujet puisque la voirie est une compétence de notre EPCI. Il m’a indiqué qu’une réunion était prévue cette semaine avec les élus de votre majorité sur la question et j’en ai informé les personnes concernées. Je lui ai demandé que les services communiquent davantage avec les habitants pour dire que le dossier est en cours de traitement et de ne pas les laisser sans réponses. Je ne fais donc que mon devoir d’élu qui est d’être à l’écoute des habitants.


               Comment parler alors de démocratie participative si vous ne respectez pas les élus que nous sommes et qui représentons 40% de la population. Le village des 4 jours de Dunkerque en est encore une illustration de votre mépris pour l’élu que je suis, puisque je n’ai pu avoir qu’une invitation (j’avais réservé pour deux présidents d’association) alors que les élus de la majorité sont venus avec épouse, enfants et amis aux frais du contribuable.
 J’aurais aimé avoir une réponse claire avec une base légale comme celle que j’ai reçue de M. BEYART sur le budget primitif 2011.


               Quant à l’expression « démocratie participative, l’adjectif découle du mot « participer » ce qui fait que l’habitant est acteur et non spectateur de la vie de la cité. Cela doit être une forme de partage et d'exercice du pouvoir, fondée sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décision politique. Les conseils de quartiers que je réclame depuis 2008 ne sont qu’un minimum. Dépenser de l’argent dans du papier par des dizaines de milliers d’euros, ne fait pas une démocratie participative. Il ne suffit pas d’informer les habitants en leur disant : « voilà votre nouveau quartier c’est comme ça, tout est décidé » ; ce n’est pas la conception que j’ai de la démocratie participative et ce n’est pas l’esprit de l’ANRU que vous évoquez. Quant aux pluralismes des idées et des opinions sur la ville, elle n’existe pas, l’ASTV étant un outil de propagande au service de votre image, digne des Républiques bananières. Donc je confirme il y a un manque cruel de démocratie participative n’en vous déplaise. Par contre, on peut parler de démocratie sélective. Mais notre printemps grand-synthois finira bien par arriver.


             Veuillez agréer, Monsieur le Maire, en attendant une vraie réponse, l’expression de mes salutations distinguées.

M. F. RIAH

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