Depuis quelque temps, je savais que la Voix du Nord me boycottait, ne répondant jamais à mes courriels ou en assistant à mes conférences de presse mais sans y donner suite dans leurs colonnes. Ainsi, sur le vol de 30.000€ à la Régie de Quartiers, on m'interviewe pour avoir le scoop mais on ne mentionne pas, pour l'annulation du projet d'Auchan, on ne vient pas à ma conférence alors que mon association a défendu l'intérêt général. Encore une fois, la Voix du Nord ne me cite pas. Puis, ayant les conclusions de la CNAC sur le rejet du projet d'Auchan, encore une fois ça ne les intéresse pas de m'entendre. Vint ensuite, le jour du lancement de ma candidature pour les municipales de 2014, pas un mot pour l'élu que je suis, ancré dans ce territoire depuis 2008. Par contre tout un article sur M. Declunder, un nouvel habitant à Grande-Synthe qui se retire moins d'un moins après de la course des municipales.

Mais là, franchement, je viens d'avoir le responsable de la Voix du Nord de la rédaction de Dunkerque, et on me dit qu'il n'y aura pas d'article sur la détresse des personnes âgées de la résidence Maurice Guillain. Pourquoi cette censure, je ne le sais ? Pression de la Ville et du Bailleurs ? Peut être vue la proximité entre ce journal et le parti socialiste. Le prétexte, on est en période de pré-campagne et comprenez qu'une histoire comme celle-ci fait peut-être peur au maire. On ne demande pas à un journal d'être juge mais d'informer. Après, rien ne les empêche de citer les parties mises en cause.

Pour prouver ma bonne foi, avec des élus de l'opposition et 3 personnes représentant les habitants de la résidence nous avons demandé à rencontrer le responsable de SIA habitant qui nous a reçu il y a plus de trois semaines. Nous ne voulions pas agiter de chiffon rouge, des engagements ont été pris mais sans que rien ne change sur le terrain. Lors de l'assemblée générale du conseil des sages, aucun élu de la majorité n'était présent. Il n'y avait donc personne pour répondre à la question d'une résidente de la RPA sur leur situation dans la résidence Guillain. La Voix du Nord va-t-elle dire que c'est de la récupération du conseil des sages?

Oui c'est moi qui ai invité la presse mais à la demande des intéressées qui se sentent abandonnées depuis quelques mois d'autant plus qu'il n'y a plus d'interlocuteur politique pour ces résidents. La presse est venue, elle a bien vu qu'il y avait quasiment une personne par ménage de la résidence présente. Ils ont entendu leur détresse. La réunion a bien eu lieu dans la bibliothèque de la résidence. Je ne suis pas entré par effraction. Ces personnes ne cessent de m'appeler et dire qu'elles ne quitteront pas leur logement. Quand la presse a face à elle la quasi totalité de tous les couples qui vivent encore dans la résidence qui ont dit qu'on leur coupait l'eau chaude à plusieurs reprises sans les prévenir, qu'ils avaient parfois de l'eau rouge ou de l'eau salée au robinet, qu'ils se sentent dans l'insécurité, abandonnées, qu'on leur a menti, qu'ils sont inquiets concernant leur relogement provisoire et surtout au déménagement de leurs meubles, comment peut-elle parler de récupération politique de ma part alors que ces personnes se sont déjà manifestées au Phare dunkerquois. Que dire à part être écœuré de cette indignation à géométrie variable de cette presse. En faisant cela, ils ne me font pas mal, car l'année prochaine il y aura un scrutin municipal et ce sera aux électeurs de se prononcer. Ce n'est pas pour cela que le débat doit s'arrêter et que la liberté de la presse et le code électoral n'interdit pas à la presse de s'exprimer sur tous les sujets touchant notre commune. Personne ne lui demande de se censurer, Ce sont les communes qui doivent faire attention à leur communication institutionnelle via notamment leur magazine municipale et pas la presse écrite libre et privée.

Au mépris de la ville qui depuis plus d'un mois n'a pas contacté ces personnes âgées (depuis noël aucun élu n'y a posé un pied), s'ajoute le mépris de la presse. Et quand les politiques ne réagissent pas on dira ils ne font rien. La presse dite « libre » ne peut pas reprocher aux élus que nous sommes de faire de notre travail de groupe d'opposition.

En attendant je suis à Paris, mais en rentrant à Dunkerque, je devrais annoncer la mauvaise nouvelle à ces personnes âgées, nos aînées pour lesquelles la presse ne vient que quand le maire est là pour la photo.

Un tract devra être nécessaire pour informer la population de leur situation ubuesque.

Bravo à notre presse !


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